8月28日
Un ultime regard en arrière, comme un dernier flocon de neige
Je te souris, sans peur ni peine, puis me retourne. Ais-je le choix?
L'hiver est passé, comme notre hier, comme ce flocon de neige.
Je dois avancer, même s'il me faut lâcher ta main, mais je n'ai plus le choix
La pluie brouille les chemins, emportant les derniers souvenirs de l'immaculé
Et je te vois, accueillant le soleil du printemps qui renaît... M'oublieras-tu?
Un regard en arrière et je sens la pluie sur mon visage, mais tu es toujours là
Silhouette floue, tel un mirage, et mon coeur se réchauffe de ta présence
Je disparais peu à peu, caressé par la lumière, mais je reste sereine
Un ultime regard en arrière, comme un dernier flocon de neige
8月19日
La fenêtre ouverte, nous étions tous les deux, côte à côte,
main dans la main,
Le regard vers le même horizon, nos destins dans le même
avenir, nos lendemains
Notre naissance, nos cœurs enlacés
Un même souffle et nos âmes embrasées
Qui devant nous l’a refermé ? Quand nous sommes-nous
lâché ?
Notre avenir a changé, déjà je ne peux plus te distinguer
Notre naissance, nos cœurs enlacés
Un même souffle et nos âmes torturés
Seule, je regarde à travers cette même fenêtre, la main posée
sur la vitre glacée
Nous n’avons plus d’avenir, plus de destin, que nos ombres
effacées
Je croyais que tu m’avais abandonné, maintenant je sais
Loin de nous, de nos cœurs enlacés
Un même souffle, mais le mien arrêté
8月8日
6 Juin 1766
Belle Marquise que je rencontre, votre sourire me donne des ailes et vos yeux
m'ensorcellent. Ne puis-je juste une fois, caresser l'idée de vous mettre en
émoi?
Vous qui cachiez votre beauté derrière un triste éventail,
que faut-il pour vous dénudé de vos préjugés ?
7 Juin 1766
Belle Marquise, cessez de me mépriser, vos regards
contredisent votre bouche et vos baisers font le contraire de vos mains. Divin
supplice que de vous regarder vous déshabiller. Mais cessez donc vos promesses
et vos mots débridés, aimons-nous comme nous aimons notre liberté.
8 Juin 1766
Belle Marquise, vous me haïssez de vous avoir aimez. Vos
jérémiades malheureusement ne peuvent me toucher. Je vous ai comblé ma chère,
pourquoi le regretter ? Il y a dans l’éphémère, plus de beauté que vous n’en
n’aviez jamais rêvé.
9 Juin 1766
Belle Marquise, cessez donc de pleurer. Notre amour, comme
ma vie, était déjà tout tracé. Nul besoin de crier, de parler d’injustice. La
maladie avait décidé de prendre mon cœur bien avant de vous rencontrer.
Continuez donc de vivre libre, pensez à votre cher serviteur sans rougir. Vous
ne me saviez condamné et je ne désirais point vous blesser.
10 Juin 1766
Belle Marquise je dois définitivement vous quitter. Je vous
suis gré du bonheur que vous m’avez accordé. Merci donc de m’avoir aimé, et ce,
sans la pitié que mon âme fatiguée aurait pu y laisser.